Notre propos

 «Nous courrons, pressées, bavardes, avec des cris de volaille, vers l’illusion de vivre vite, d’avoir chaud, de travailler, de ne penser guère...» - L’Envers du Music-hall – Colette

 

            Dans la loge, des chuchotements, des fous rires, des coups de gueule; l’excitation.

Sous le maquillage chatoyant : les traits tirés, les espoirs, la sueur.

Sous les costumes: des corps échauffés,  relâchés ou corsetés,

Dans la parole: leur quotidien, les petites histoires mais aussi la grande Histoire, la France d’avant la première guerre mondiale, les premiers mouvements féministes.  

    

«Entrouvrir le monde le plus fermé, le plus jalousement défendu aux regards, le plus silencieux, celui qui vit de l’autre côté du décor de toiles, à l’envers du music-hall.» - Colette, Conférence à l’artistique-

 

Jouer avec les disciplines artistiques de la scène du music-hall pour évoquer l’intimité de ses femmes dans leur loges. La danse, le geste, la pantomime, l’acrobatie, la chorégraphie d’objets, la musique, la langue de Colette, les rythmes lents ou effrénés du music-hall au service  de l’imaginaire et de la sensibilité des loges. Les comédiennes incarnent «..ces sœurs simples, formés par la misère et la discipline» 

 

  L’envers du Music-hall et La vagabonde de Colette ont été les principales sources d’inspiration de cette création. Contrastant avec la mécanique féerique du spectacle de Music-hall, l'Alcazar donne aussi à voir la mécanique rugueuse, décrite par Colette, du travail de ces artistes en 1913:    

Les conditions physiques (le froid, la chaleur, les petits espaces où les artistes restent ensemble pendant des heures ),

Economiques (les salaires bas, l’absence de rémunération si l’on est malade ou blessé)

Affectives (les relations – amicales, amoureuses, haineuses ou jalouses entre les artistes de la même troupe)

et Politique ( les discours révolutionnaires sur les conditions de travail et le droit des femmes ),

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