Note de mise en scène et dramaturgie

Ce spectacle a été conçu en trois volets, qui vus indépendamment les uns des autres, se comprennent, et qui vus dans l'ensemble, se complètent.

 

Une tente avec une enseigne " L'Alcazar",

Des ouvertures où les spectateurs  glissent leur tête, entrent dans le décor,

Ils deviennent complices d'une loge de fortune, voyeurs-figurants, miroirs au milieu des pans de toiles peintes. Le public est plongé dans le détail quasi cinématographique : 

Des corsets élimés, des plumes poussiéreuses, des costumes pailletés.

 Un espace sensoriel où il saisit au plus près les odeurs, la température, le bruit, les sentiments...

Et le regard des autres spectateurs témoins et confidents.

 

La mécanique de Music-hall se met en marche par les ruptures de rythme, douceur et frénésie. 

 Les numéros de pantomime, de chant, de danse cancan et de dressage de puces sont ponctuées par des causeries, des anecdotes, des invectives et des secrets lourds.

Les costumes s'animent, la poudre s'échauffe, des chaussures s'impatientent dans un coin..La teneur du spectacle en cours est bien  présente dans la loge. La danse, le geste, la pantomime, l’acrobatie, la chorégraphie d’objets, la musique, la langue de Colette, les rythmes lents ou effrénés du Music-hall au service  de l’imaginaire et de la sensibilité des loges.

  

 Un univers sonore spécifique à chaque volet.

 «...Une rumeur d’orchestre étouffée, veloutée, des pas légers, une voix d’enfant quelquefois à travers la cloison, la palpitation extrêmement discrète d’une ruche en travail...» Conférence à l’artistique - Colette -